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Le Yoseikan

A 300 km au sud de Tokyo, dans une ville appelée Shizuoka, Maître Minoru Mochizuki a créé en 1934, une école d’Arts Martiaux dénommée le YOSEIKAN. En Japonais, cela signifie "lieu ou l’on enseigne l’honnêteté".

Il s’est formé aux Arts de combat auprès des plus grands experts en la matière. Il est réputé pour son style très efficace d’aïkido, appris directement auprès du Maître fondateur Ueshiba, en tant que son premier assistant. Compétent et expert dans de nombreuses disciplines martiales, dont le Judo (8e dan), le Karaté (4e dan), le Kendo (4e dan), le iaido (7e dan), le Katori shinto ryu (8e dan) et l’aïkido (10e dan), il a su s’entourer de prestigieux experts en chaque discipline au sein de son école.

Maître Teruo Sano, Shihan, 9e dan en Karaté et JuJitsu a enseigné le karaté au Yoseikan pendant plus de trente ans. Son style très personnel, combine autant les techniques de frappe (atémis), qu’une foule de projections, clés, immobilisations ainsi que le travail des armes du kobudo.

Maître Sano Sensei

A de nombreuses reprises, Maître Sano est venu en France, notamment à Bordeaux ou vit Frédéric Dupertout, son représentant national. Appréciant beaucoup les voyages, il a aussi dispensé des stages en Australie, en Suisse et même à St-Pierre et Miquelon. Ses élèves, dont Louis Gazo de l’école Fontenoise de Karaté, nomment son style, le Karaté Yoseikan. Depuis quelques années, Maître Sano préfère utiliser le nom de Sano ryu Yoseikan karaté pour désigner sa méthode afin de ne pas créer d’ambiguïté avec le Yoseikan Budo, art Martial inventé en France par Hiroo Mochizuki, fils de Minoru.

Le Sano ryu Yoseikan karaté est le pur produit d’une école traditionnelle d’arts martiaux. Les techniques utilisées sont redoutablement efficaces. Dans ces conditions de pratique, la compétition n’a pas lieu d’exister. L’entraînement à cette méthode est réellement l’entraînement au combat total. Tout ce qui peut être utilisé pour se défendre fait l’objet de techniques. Par exemple, Maître Sano est intarissable sur les projections et les clés à l’aide de ceinture du kimono, chaussures, cravates, clefs... Il s’agit de donner au pratiquant, une ligne de conduite générale qui le fera trouver une solution à chaque problème se présentant.

Sano Sensei à sa manière, a refait le même parcours que Maître Hironori Othsuka créateur de notre style le Wadô-Ryû. Après avoir étudié le Karaté d’Okinawa, il y a mêlé ses connaissances en Ju-Jitsu et a élaboré son propre style. En fait, pour nous, cette méthode est très complémentaire du Wadô-Ryû, car non influencée par la compétition ou les pratiques purement sportives.

En 1984, Louis Gazo à passé le 2e dan devant les maîtres Sano et Mochizuki au japon à l’école Yoseikan, puis en 1996, Maitre Sano lui a remis le 4e dan de son école. A Bordeaux, l’enseignement du maître est perpétué par deux professeurs, Frédéric Dupertout dans ses clubs Bushido, et Eric Sainz au cœur de son dojo. Ses deux pratiquants de longue date ont passés de longs séjours au japon aux seins d’écoles traditionnelles.

Maitre Minoru Mochizuki maintenant décédé, l’école Yoseikan de Shizuoka a fermé ses portes. Sano Senseï a cessé ses cours et rédige ses souvenirs. Il n’a pas désigné de successeur à sa méthode. Il restera, pour ceux qui ont eu la chance de profiter de son enseignement, l’image type du maître de karaté traditionnel.