L'esprit des arts martiaux japonais que nous connaissons aujourd'hui diffère des techniques guerrières originales. En fait, de nombreux maîtres disent que leur art a vu le jour en Chine au VIème siècle de notre ère. Ils relatent qu'à cette époque, un moine venu d'Inde, a mis au point une nouvelle conception de vivre le Bouddhisme. Ce moine, nommé Bodhidharma enseignait à ses disciples le moyen d'arriver à l'illumination par la méditation. Le temple dit du " shaolin " fut le berceau de cette méthode nommée "Ch'an" par les Chinois, qui deviendra le " zen " en Japonais. Pour aider les pratiquants à supporter les longues heures de méditation, il enseignait en parallèle des techniques respiratoires et des exercices de combat afin de renforcer leur physique et leur donner le moyen de se défendre. La plupart des arts de combats asiatiques sont issus de ces enseignements. Avant les préceptes de Bodhidharma (Daruma en Japonais), ceux qui pratiquaient les arts martiaux en Chine le faisaient pour des raisons essentiellement guerrières. Le maître moine importa l'idée du " wu té " ou notion de vertu martiale. Il introduisit l'esprit chevaleresque, qu'aujourd'hui l'on désigne par le mot anglais "fair-play ". Ainsi, il montrait une voie nouvelle aux arts martiaux en leur donnant pour vocation d'encourager le développement de l'esprit et du corps. Les Japonais parlent de "Budo" pour qualifier l'ensemble des disciplines qui aident à cheminer sur cette voie (Do en japonais), notamment, Aïkido, Judo, Kendo, ïado, Karatédo... Le
Karaté est né à Okinawa. Cette île
au sud du Japon fut jusqu'en l'an 1609, sous domination chinoise. Tout
naturellement donc, les habitants de l'île furent imprégnés
de la civilisation et de la culture de leurs protecteurs. Il faut préciser qu'en même temps, au Japon, existait une méthode guerrière, le Bujutsu, qui utilisait toutes les armes de guerre telles que sabres, lances de toutes sortes, arcs...Ces techniques vivent encore sous leur aspect original dans de nombreuses écoles par exemple le Katori Shinto Ryu. Le Ju-jutsu, sorte de self défense, était la méthode de combat à main nue japonaise. C'est de lui que les maîtres se sont inspirés pour créer le Judo et l'Aïkido. Il est fort probable que le Ju-jutsu provient également de Chine avec la propagation des techniques liées au Zen de Bodhidharma (Daruma en japonais). Le té d'Okinawa, lors de son arrivée au Japon, n'échappera pas non plus à l'influence des méthodes de combats déjà présentes. |
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| Signification
du logo |
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Le poing traduit la pratique du karaté. |
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Au début du siècle dernier, maître Funakoshi Gishin, originaire d’Okinawa, a importé le karaté sur le sol japonais. Il a nommé son école le Shotokan. Les experts d’arts martiaux de l’époque s’intéressèrent tous à cette nouvelle pratique. Ainsi, Othsuka Hironori, maître de ju-jitsu devint l’élève, puis l’assistant de Funakoshi. Peu à peu, le Japonais introduisit les principes du ju-jitsu dans le karaté, jusqu’à créer un style personnel qu’il désigna officiellement en 1939 « WADO RYU » ou, école de la voie de la paix. Après
avoir fait un retour aux sources auprès d’experts d’Okinawa,
Othsuka est en partie revenu sur les modifications que Funakoshi avait
opéré pour créer le shotokan. C’est ainsi
qu’il a remis à l’ordre du jour la terminologie Okinawaienne
et chinoise d’origine qui avait disparue, compte tenu de l’histoire
tumultueuse entre les Japonais et leurs voisins chinois. Il a inventé
les assauts libres que le shotokan interdisait et a conservé
les positions à l’ancienne, relativement hautes en comparaison
avec le shotokan moderne. |
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-kyhon kumite kata, combat sans arme. -idori, techniques de défense à genou. -tanto dori, défense contre couteau. -tachi dori, défense contre sabre. |
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A
300 km au sud de Tokyo, dans une ville appelée Shizuoka, Maître
Minoru Mochizuki
a créé en 1934, une école d’Arts Martiaux
dénommée le YOSEIKAN. En Japonais, cela signifie «
lieu ou l’on enseigne l’honnêteté».
Le Sano ryu Yoseikan karaté est le pur produit d’une école
traditionnelle d’arts martiaux. Les techniques utilisées
sont redoutablement efficaces. Dans ces conditions de pratique, la compétition
n’a pas lieu d’exister. L’entraînement à
cette méthode est réellement l’entraînement
au combat total. Tout ce qui peut être utilisé pour se
défendre fait l’objet de techniques. Par exemple, Maître
Sano est intarissable sur les projections et les clés à
l’aide de ceinture du kimono, chaussures, cravates, clefs...,
il s’agit de donner au pratiquant, une ligne de conduite générale
qui le fera trouver une solution à chaque problème se
présentant. Maitre Minoru Mochizuki maintenant décédé, l’école Yoseikan de Shizuoka a fermé ses portes. Sano Senseï a cessé ses cours et rédige ses souvenirs. Il n’a pas désigné de successeur à sa méthode. Il restera, pour ceux qui ont eu la chance de profiter de son enseignement, l’image type du maître de karaté traditionnel.
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