L'enseignement
Introduction

L’apprentissage du Karaté nécessite une progression organisée et réfléchie. L’entraînement au combat et la répétition des katas, forment la base de la pratique pour quelqu’un d’expérimenté. Globalement, un débutant qui suit les cours deux fois par semaine, peut passer sa ceinture noire en quatre ans. Il est bien entendu qu’il s’agit d’un élève moyen, mais intéressé par la pratique, n’hésitant pas à répéter chez lui, les exercices appris au dojo ou Salle d'entraînement. La ceinture noire, ou Shodan (1er dan), ne doit pas être une fin en soi. Au contraire, la réussite à l’examen signifie que les bases sont apprises. Il reste alors toute la vie pour les perfectionner. Pour cela, plusieurs séries d’exercices doivent être régulièrement répétés. On les classe en trois catégories, les kihons, les katas et les kumités.

Le salut

Le salut debout (ritsurei)

Il se fait à l'entrée et à la sortie du dojo en direction de la photo des fondateurs de l'école ou avant et après chaque exercice avec un partenaire.

En position MUSUBI-DACHI - talons joints, pieds évasés vers l'extérieur, le corps s'incline d'environ 30° sans arrondir le dos, bras le long du corps et mains le long des cuisses.

Le salut à genoux (zarei)

Il est effectué en début et en fin de cours. Les commandements sont donnés par l'élève le plus gradé situé à la gauche du professeur.

Au commandement "SEIZA" tout le monde se met en position assise à genoux.
Pour descendre à genoux on commence par reculer le pied gauche et descendre le genou droit au sol puis le gauche (orteils fléchis) en conservant le buste bien droit, le bassin vient ensuite se placer entre les talons (position zazen) avec les genoux écartés de 2 poings environ).

A chaque commandement "REI" les deux mains viennent se placer devant soi, les deux pouces et les deux index en contact et le buste s'incline comme dans le salut debout.

Le salut dans le dojo

"SHOMEN NI RE" : tout le monde se salue de face

"SENSEÏ NI REÏ" : le professeur se tourne vers les photos des Maîtres fondateurs de l'école (Senseï Gichin FUNACHOSHI et Hironori OTHSUKA pour notre école) pour les saluer puis les élèves saluent leur professeur.

"OTAGAÏ NI REÏ" : Le professeur et les anciens (Senpaï) ne bougent pas ; seuls les élèves se saluent au départ de l'entraînement, pour se donner du courage, puis à la fin, pour saluer leurs efforts.

"KIRITSU" : le professeur puis les élèves se lèvent.

NB : Le salut peut aussi comprendre :

"SENPAÏ NI REÏ" (après LE "SENSEÏ NI REÏ") : les élèves saluent alors les anciens, le professeur ne bouge pas ;
"MOKUSO" : une minute de méditation - Il convient alors de joindre les mains en coupe, paumes vers le haut, pouces joints et de fermer les yeux en essayant de vider l'esprit de tous soucis et anxiétés pour rechercher le calme et la sérénité. Respirer alors lentement et profondément jusqu'au signal de fin : "MOKUSO YAME".

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Les kihons

Les élèves se rangent en ordre en suivant les signaux donnés par le professeur. Ils répètent dans le vide, sans partenaire, les mouvements de bases sur des déplacements et enchainements simples en faisant des longueurs de salle. Ils s’appliquent à trouver la forme juste des techniques, recherchent l’équilibre, la vitesse et la précision des gestes. Le professeur ou ses assistants passent entre les rangs et corrigent les défaux.

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Les katas

Ce sont des séries de mouvements effectués dans le vide et dans toutes les directions. Le karatéka s’imagine face à de nombreux adversaires, dans un combat à mort. Tout est codifié, un peu comme les figures imposées du patinage artistique. C’est l’occasion de travailler dans l’espace, d’approcher le combat en testant la stabilité, l’équilibre et la précision des déplacements et des positions. Kata en japonais se traduit par « moule ou forme ». Le pratiquant cherche à se glisser dans ce moule pour obtenir une technique idéale.
Il existe des katas de combat et des katas respiratoires. Les premiers sont vifs et rapides, les autres lents et parfois en contractions font appel à des techniques respiratoires particulières.Certains sont de véritables mises en scène et miment des légendes de la mythologie japonaise.

Tous ces enchainements forment l’encyclopédie du karaté. Les maîtres y ont placés tous leurs secrets et ils doivent être lus avec plusieurs niveaux de compréhension. Le professeur explique les applications pratiques de ces katas en plaçant les élèves deux par deux dans les exercices dits «bunkaï». Ainsi, l’explication donnée pour une même phase du kata, ne sera pas la même selon le niveau du pratiquant.
Le style Wado Ryu contient 15 Katas, plus le Kihon kumité kata , le seul kata de karaté à se pratiquer à deux.

Pinan Shodan

Les 5 premiers katas sont nommés Katas de base. Ils ont été composés d'aprés les suivants, dits supérieurs ou avancés, pour en faciliter l'apprentissage. Ils abordent progressivement, toutes les techniques de base du karaté et préparent les pratiquants à des situations de plus en plus complexes.
PINAN = La grande sagesse

Pinan Nidan
Pinan Sandan
Pinan Yodan
Pinan Godan
Kushanku C'est le nom du dignitaire Chinois qui l'introduisit à Okinawa
Bassaï "Briser la forteresse". Des enchainements particulièrement vifs et puissants
Naifantchi Du nom de l'unique position utilisée. Destiné à la pratique sur les rochers
Jihon Ses applications proposent de nombreuses projections suite au combat rapproché
Seishan Du nom de la position utilisée. Première partie lente(respiratoire), suite rapide
Wanshu Nom venu de l'importateur Chinois. Semble mimer le vol de l'hirondelle
Rohei Faire sortir la déesse de la lumière, de la grotte ou elle s'est enfermée
shinto Issue du style de la grue, position typique sur une jambe
Nisheishi Le katas des vingt quatre pas. Nombreuses utilisations des coudes
Jitte Polémique quant à l'appartenance de ce kata au style WADO-RYU
Kihon kumité kata Séries d'enchaînements à deux comportant l'essence même du WADO-RYU

Des compétitions de kata sont organisées. Elles permettent aux participants de relever leur niveau technique en possédant un évantail trés large de katas de styles différents. Les enseignants doivent garder à l’esprit, que le kata est surtout un outil merveilleux pour la progression personnelle. Il est le moyen de s’entraîner seul. A partir d’un certain niveau de compétence, les progrés ne sont plus visibles de l’extérieur. L’expert lui seul ressent sa performance. Le kata devient alors une recherche personnelle intérieure.

Pour visualiser des vidéos de katas :

- Katas réalisés par Hiroji Fukazawa :voir sur le site de la France wado kai
- Katas réalisés par Francis Destholières : voir les vidéos du site EFK

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Les kumités

Ce mot japonais signifie «combat». Avant de savoir courir, il faut apprendre à marcher. De même, on ne peut aborder le combat qu’après avoir acquis certaines notions essentielles. Le professeur proposera d’abord des assauts conventionnels ou chacun des participants connaîtra à l’avance l’unique attaque que lui portera son partenaire. Les élèves mettent en pratique leur savoir faire en approchant avec une sécurité relative, une situation de conflit. Au début, l’attaque est clairement annoncée avant d’être déclenchée. Dès que l’exercice est maîtrisé, l’attaquant n’annonce que la cible de son coup, sans préciser si ce sera un coup de pied ou une attaque du poing. Ainsi, le défenseur devra chercher à rester disponible, sans anticiper ou imaginer ce que fera son partenaire. Il ne s’agit pas, à l’image des gardiens de football, de plonger au petit bonheur la chance, d’un côté ou de l’autre. La sanction serait immédiate. La juste réaction ne pourra se libérer qu’après une grande expérience. Le Karaté ne laisse pas la place au hasard.

Le niveau supérieur en combat, sera le combat libre. Les deux partenaires auront alors la liberté d’attaquer selon leur souhait, autant de fois qu’ils le désirent. Ils chercheront aussi à imposer une stratégie pour parvenir à la victoire. A l’entraînement, pendant les combats libres, il est nécessaire de contrôler ses coups et de ne pas appuyer les projections. Des protections peuvent être utilisées, uniquement pour le cas où le contrôle serait mal dosé. Elles ne doivent pas servir à toucher légèrement.

L’idéal à rechercher, est de frapper avec une grande énergie et précision, en stoppant son attaque au plus près de la cible qui doit être un point sensible du partenaire. Des compétitions existent, elles interdisent par sécurité les attaques les plus dangereuses. La réglementation sportive qui les régit incite les compétiteurs à initier leurs attaques afin de marquer des points. Ceci est en opposition totale avec l’esprit des arts martiaux. Dans un affrontement reél, le combattant ne peut prendre le risque d’être contré car la sanction serait la mort. Toutefois, l’expérience de la compétition peut s’avérer profitable si elle est bien présentée par le professeur. A cette occasion, les participants approchent alors le combat réel en respectant des règles de sécurité. Il est à préciser que seulement dix pour cent des licenciés à la Fédération Française de karaté et arts martiaux affinitaires (FFKAMA), s’adonnent à la compétition.

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Déroulement d'un cours

Un cours de karaté débute par un échauffement d’une durée variable de vingt à trente minutes. Pendant cette mise en condition, le professeur propose une foule d’exercices visant à préparer l’organisme à l’effort physique exigé durant la séance. La bonne formation et l’expérience de l’enseignant garantissent la qualité et la sécurité de cette préparation. Elle ressemble à un cours de gymnastique d’entretien, comprenant des étirements, un peu de musculation et du travail cardio/musculaire du type sautillements... Les dernières phases ont en principe, un rapport direct avec le contenu de la séance du jour. Le cours lui même débute souvent par les kihons qui durent un quart d’heure. Ensuite, le professeur présente des techniques ou des enchaînements nouveaux que les élèves vont essayer seuls dans le vide, avant de les mettre en pratique deux par deux. Selon ce que le professeur a prévu, il peut par exemple ensuite faire répéter les katas connus, ou en aborder un nouveau. Habituellement, le cours se termine par des combats souples avant quelques minutes de retour au calme.

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Les grades ou kyu

La couleur de la ceinture du karatéka indique le grade du pratiquant :

  • ceinture blanche (sixième kyu) = débutant
  • ceinture jaune (cinquième kyu)
  • ceinture orange (quatrième kyu)
  • ceinture verte (troisième kyu)
  • ceinture bleue (deuxième kyu)
  • ceinture marron (premier kyu)
  • ceinture noire Premier Dan ou Shodan
A partir de la ceinture noire, les grades sont nommés Dan et classés par ordre croissant.

Code moral du karatéka

- L'honneur (meiyo) : c'est suivre un code moral et avoir un idéal de manière à se comporter dignement et respectablement.
- La fidélité (chujitsu) : c'est le devoir et la nécessité incontournables de tenir ses promesses et de remplir ses engagements
- La sincérité (makoto) : c'est la qualité de celui qui ne déguise ni ses sentiments, ni ses pensées, de celui qui sait être authentique.
- Le courage (yuki) : c'est la force d'âme qui fait braver le danger et la souffrance. La bravoure, l'ardeur et surtout la volonté sont les supports de ce courage.
- La bonté (shinsetsu) : c'est une des marques du courage. Elle dénote une haute humanité et nous pousse à être respectueux de la vie.
- L'humilité (kyoken) : c'est savoir être modeste, exempt d'orgueil et de vanité.
- La droiture (tadashi) : c'est suivre la ligne du devoir et ne jamais s'en écarter. Elle nous permet de prendre sans aucune faiblesse une décision juste et raisonnable.
- Le respect (sonchoo) : c'est savoir traiter les personnes et les choses avec déférence. C'est le premier devoir du bouddha.
- Le contrôle de soi (seigyo) : c'est la qualité essentielle d'une ceinture noire car elle conditionne toute son efficacité.

Les nombres en japonais

 
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
100
1000
Ichi
Ni
San
Shi
Go
Roku
Shichi
Hachi
Ku
Hyaku
Sen
     
Ecole fontenoise de karaté (E.F.K.)
http://www.ecolefontenoisedekarate.fr
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